Relire les textes qui ont formé la pensée politique — et ceux que l'Afrique a écrits sur elle-même.
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Ce chantier tient ensemble deux gestes qu'on sépare d'ordinaire : lire les classiques de la pensée politique, et lire ce que l'Afrique a produit sur sa propre histoire.
Du premier relèvent nos séries d'ateliers sur « Le Prince » de Machiavel, sur le Léviathan de Hobbes, l'Esprit des lois de Montesquieu et le Contrat social de Rousseau, ainsi que l'ouvrage « Du changement de la Constitution », qui examine froidement trois hypothèses — maintien, révision, changement — et les conséquences de chacune.
Du second relève une relecture de Cheikh Anta Diop, dont les travaux sur l'antériorité des civilisations et sur l'unité culturelle de l'Afrique continuent d'engager la manière dont un État congolais peut se penser.
Le lien entre les deux n'est pas décoratif. Une constitution est un texte ; elle se lit comme un texte, avec les instruments que l'on emploie pour lire les autres.